
Nous voici partis pour un morceau de rêve, seuls au milieu de la mer rouge sur un bateau comme ceux des temps anciens.
La "Rosinante", qui tire son nom de la couleur de son bois qui fait penser au bois de rose.
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Un départ à l'aurore, rendez vous à Roissy terminal T3, le fameux, celui des vols charter.
Après avoir pris les billets aux comptoir Airlink , nous nous retrouvons entourés de plongeurs.
L'éternelle question du poids des sacs se pose, mais cela ne semble pas poser d'énormes problèmes.
Lotus Air est la compagnie que Sport Away a sollicité pour notre voyage, et la, contrairement à l'année dernière nous nous faisons taxer de 45 euros pour le board bag qui fait 15 kg 140 cm de long.
Voila une bien mauvaise surprise, nous rencontrons peu après les autres membres de la croisière, reconnaissables à leurs ailes dans le dos. Non, ce ne sont pas des anges mais un sac à dos Best ou Takoon laisse forcément supposer un kite surfer.
Eux aussi se sont vu taxés, se connaissant pour certains il ont fait un board bag commun, pour ne payer qu'une fois, je pense que la valeur ajouté d'un organisme comme Sport Away serait d'aménager des accords ou tarifs pour nos matériels, ou proposer un echange d'adresse mails avant le départ pour la jour sac en commun.
L'avion part à l'heure et fort de notre habitude nous attendons la deuxième tournée pour le repas de façon à avoir les fameux petits pains chauds. (lire El Gouna).
A l'arrivée, nous sommes surpris de l'amélioration qu'amène le fait de ne plus à avoir à remplir des fiches, ce qui provoquait des queues et des attentes, les bagages arrivent dans la foulée.
Sauf les leurs, lesquels ? , ceux des huit autres kiteux, pas de board bag pas de valise, aux nouvelles 45 bagages ne sont pas montés dans l'avion.
Après les avoir attendus durant les formalités de déclaration, nous arrivons après 15 minute de route à la marina d'Hurgada, ou nous attend "La Rosinante".
La marina est en cours de finalisation, et une vie marchande devrait y prendre place dans les mois qui viennent, pour l'instant les quais sont vides, et nous sommes accueillis avec un petit pot de l'amitié par Yann et Philippe.
D'emblée ils font le nécessaire pour se renseigner pour les board bags absents, il arriveront par le vol de 21 h 00.
Nous découvrons le bateau, la coursive, notre cabine. Yann nous explique le maniement de la douche et des toilettes, et nous voici au début de l'aventure.
Nous faisons connaissance avec l'équipage, le capitaine, le cuistot, et deux rescue man.
Après avoir monté les foot straps et les ailerons nous prenons notre premier repas à bord de la Rosinante.
Le lendemain matin à 6 h 00, le bruit du diesel fait vibrer les parois du bateau en même temps que le soleil égyptien réchauffe doucement tout notre petit monde, la sortie du port d'Hurgada s'effectue dans le silence des esprits qui se réveillent doucement.
Debout, faut rider !
Au fur et à mesure que l'on s'éloigne le bateau danse et s'ébroue sur les vagues, le petit comprimé "Mercalme" peut être de rigueur pour certains.
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Trois heures de route et nous voici en vue de TAWILA, quelques infrastructures sont en vues qui nous serons bien utile pour mettre la glacière à l'ombre, en effet le petit pepsi une fois l'aile posée est vraiment sympathique.
Un petit tour de Zodiac pour déposer notre matos, et nous retrouvons boards et ailes pour rider dans l'eau bleu et chaude jusqu'au Sunset.
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Les spots sont chargés d'une variété de coquillages et de coraux étonnants, dont certains peuvent être des pièges à boudins.
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De toute les façons le matos à bord et le savoir du boss permettent au cas ou, de remédier à quelque incident que ce soit du moment qu'on explose pas l'aile en deux.
Un vrai plaisir de rider sur une eau couleur dorée.
On aperçoit alors de mieux en mieux, dans le lointain de la nuit , les lumières et les flammes des plateformes de forage.
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A bord, une fontaine d'eau permet de se rafraichir dans le cas ou la glacière remplie de pepsi qui accompagnait chacun de nos débarquements n'ait pas suffit à étancher notre soif
Quelques kleenex pour essuyer les lunettes, quelque lectures, essentiellement de kite, l'attente du repas se fait alors que nous partageons nos impressions sur notre journée.
Vers 11 heures le générateur s'arrête et nous nous dirigeons vers les bannettes, certains choisissent la plage arrière bercés par le clapotis pour s'endormir et attendre ainsi le lever du soleil.
Le lendemain nous voici repartis après le petit déjeuner, délicieux et complet, même le Nutella est de la partie, les oufs brouillés, les yaourts, les crêpes, le café, le thé, tout y est pour recharger les batteries.
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Chaque fois le même sentiment d'être un aventurier et de débarquer dans un endroit inconnu et perdu nous envahit.
Seule, la faune nous rappelle que la vie est omniprésente, y compris au milieu d'iles désertiques.
Balbuzards, crabes, quelques dauphins peuvent être au rendez vous, mais hélas ce ne fut pas notre cas pour ces derniers.
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Lorsque la nuit tombe, après une bonne douche chaude, et que le générateur se soit mis en route, chacun peut connecter sont mp3 et partager ses gouts musicaux, les cartes dansent sur la table, les verre de rhum aussi.
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De temps à autre quelques cris de joie et d'émerveillement viennent saluer l'arrivée d'un calamar au bout de la ligne qui est jetée contre le flanc du bateau.
Quand parfois ce sont des expressions de dépit car trop près de la coque les tentacules s'agrippent et l'animal rebascule dans les profondeurs que les projecteurs illuminent, éclairant ainsi des nuées de petits poissons attirés aux aussi par la lumière.
Le lendemain la pate à beignet chantera dans l'huile et le cuistot nous ravira de beignets de calamars d'une fraicheur jamais goutée.
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Les débarquements se suivent, les découvertes, les runs, les repas, le moteur qui démarre, les affaires à sécher au dessus du générateur, la rescue qui quelque soit la situation retrouve la board au milieu de l'immensité bleue.
Arrive le jour ou le plus au nord de notre voyage, il faut repartir vers le sud, nous saluons ce moment avec un gros downwind, dans une mer qui creuse pour s'assagir au fur et à mesure qu'approche la baie qu'il nous faut rejoindre.
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Nous nous dirigerons ensuite vers une baie ou le vent qui tombe en même temps que le soir, laisse la place aux kayaks et quelques coups de pagaie.
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Pendant ce temps les rescue men vont chercher du bois et allument de quoi faire un bbq, l'arrivée des brochettes plantées dans une pastèque creusée avec une bougie illuminant les ouïes dessinées par le couteau du chef impressionne les affamés que nous sommes.
Le tout est salué par un gâteau à la crème réalisé en live, par le chef dans une cuisine qui ne fait pas plus d'un mètre carré, chapeau le chef !
Le retour vers le port d'Hurgada s'effectue en douceur, accompagné comme durant tout le séjour des explications de Yann sur la vie, les moeurs, l'économie, l'artisanat égyptiens, le genre de renseignement que l'on ne grab pas forcément dans un hôtel 5 étoiles.
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Nous en profitons aussi pour régler les boarder shorts et autres gants, cordons de lunettes que nous avons acquis à bord permettant ainsi aux étourdis ou à ceux désirant parfaire leur équipements d'avoir du vrai équipement de kiteur.
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Nous pouvons apprécier la dextérité du capitaine lors de la mise à quai de la Rosinante pour le remplissage des réservoirs, avant de rentrer au ponton, nous flânerons dans la douceur du soir Egyptien dans ce qui sera dans quelques mois sous les arcades de la marina d'Hurgada un centre de vie et de restauration animé, pour attendre notre transfert vers l'aéroport.
Après avoir pris une grosse dose d'Egypte en traversant Hurgada de nuit, aux boutiques illuminées de toute part, au son des klaxons, baigné par le chant du muezin, nous nous retrouvons comme d'habitude à flâner dans le souk de l'aéroport d'Hurgada plein de ces cadeaux variés, jusqu'à l'embarquement.
Si on rêve d'un grand et beau bateau en bois comme on en faisait jadis, de mer chaude, d'endroits déserts, de partager une passion, de voir les étoiles, le soleil se coucher, de le sentir au matin sur votre peau,
de sentir le teck sous les pieds nus tout simplement de vivre différemment alors appuyez sur pause et filez à la marina d'Hurgada.
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Et à partir de là , bon ride !
ZKITE Rosinante 2007
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